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Une école éphémère imaginée par le philosophe Bernard Stiegler

Publié le 26 mars 2014

Dans le cadre de la Biennale des écritures du réel

Une école éphémère imaginée par Bernard Stiegler, organisée par La Cité, espace de récits communs en partenariat avec l’École Centrale de Marseille, l’espace Julien et le cinéma Les Variétés.

Mercredi 26 mars à 18h à Centrale Marseille
A propos du verbe faire, des makers, des fab labs et de l'automatisation intégrale

Jeudi 27 mars à 19h30 à l'Espace Julien
Éduquer, cultiver, créer et militer dans un monde numérique

Vendredi 28 mars à 19h30 aux Variétés
Habiter entre ANRU et smart cities

Bernard Stiegler, est né en 1952 et à grandi à Sarcelles. Philosophe, il axe sa réflexion sur les enjeux des mutations actuelles — sociales, politiques, économiques, psychologiques — portées par le développement technologique et notamment les technologies numériques. Initiateur et président du groupe de réflexion philosophique Ars industrialis créé en 2005, il dirige également depuis avril 2006 l’Institut de recherche et d’innovation (IRI) qu’il a créé au sein du centre Georges-Pompidou.
En 2012, lors de la première édition de la Biennale des écritures du réel, Bernard Stiegler était venu à Marseille nous parler de l’économie de la contribution. Pour cette deuxième édition, nous lui avons proposé de développer durant trois jours un chemin de pensée autour de thèmes qui interrogent les devenirs de nos sociétés : éduquer, habiter, travailler, transmettre, inventer… à l’heure d’une révolution numérique dont il s’agit de savoir analyser les rouages et les possibles.

Il a invité des urbanistes, architectes, économistes, enseignants, élus… à venir penser avec lui ces questions… Nous vous invitons à penser avec eux.

 

 

 

 

A propos du verbe faire , des makers, des fab labs et de l'automatisation intégrale

Mercredi 26 mars à 18h à l'Ecole Centrale Marseille
Ecole éphémère / Conférence 1

Bernard Stiegler, philosophe
Julien Bellanger, animateur de l’association PiNG de Nantes (De l’innovation numérique à l’innovation sociale, PiNG cultive le croisement des publics tout en défendant les valeurs de la culture libre)
Olivier Landau, spécialiste du développement, des réseaux et des imprimantes 3d, ancien directeur de la stratégie de Sofrecom

Cette première conférence de l'Ecole éphémère est proposée par la Cité et l'Ecole Centrale de Marseille.

On parle d’une nouvelle révolution industrielle qui permettrait d’envisager de nouvelles formes de production très localisées et décentralisées, et revalorisant les savoir-faire après deux siècles de prolétarisation. Apparemment à l’opposé d’un tel point de vue, l’intégration des technologies par le numérique donne à penser que l’automatisation va se généraliser et l’emploi salarié régresser, sinon tout à fait disparaître. Que penser de ces perspectives apparemment contradictoires ? Pour ouvrir cette discussion, on avancera l’idée qu’une organisation radicalement nouvelle des sociétés industrielles est non seulement possible, mais inévitable, et que s’y dessine un choix de société d’une nouveauté probablement sans précédent.

« Avec Bernard Stiegler, la teckhnè délaisse son statut implicite de bas appendice - instance secondaire reliée à une entité plus essentielle - ou de simple intendance - qui, chacun le sait pourtant, ne suit pas toujours - pour devenir le lieu primordial depuis lequel les phénomènes psychiques et collectifs se développent. Si cela est vrai, si le philosophe voit juste, il urge de discuter avec lui, et d’autres, de ce que la teckhnè numérique et ses développements les plus récents font au monde - et de ce que nous devons en faire. C’est tout le sens de cette collaboration avec La Cité que de s’engager dans ce mouvement. »
Guillaume Quiquerez, responsable du Labo Sociétal de Centrale Marseille

Éduquer, cultiver, créer et militer dans un monde numérique

Jeudi 27 mars à 19h30 à l'Espace Julien
Ecole éphémère / Conférence 2 

Bernard Stiegler, philosophe
Julien Gautier, professeur de philosophie, musicien et programmeur
Thomas Ricordeau, professeur de design à Marseille, membre d’Internum et d’Ars Industrialis
​Jean-François Caron, maire de Loos-en-Gohelle, représentant des élus EELV

Cette deuxième conférence de l'Ecole éphémère est proposée par La Cité en partenariat avec L'espace Julien.

La « révolution numérique » bouleverse la vie quotidienne aussi bien que la recherche scientifique, les problématiques artistiques, l’urbanisme, les relations sociales, les affects, l’intimité, la politique etc. : tout.
​Que peuvent faire ou même que doivent faire dans ce contexte artistes, éducateurs, militants et ascendants soucieux de leurs descendants ou des descendants de leurs « prochains » ?

Habiter entre ANRU et smart cities

Vendredi 28 mars à 19h30 aux Variétés
Ecole éphémère / Conférence 3

Bernard Stiegler, philosophe
Dominique Bourgon, auteure de Un sens à la vie – le journal de Dominique et habitante du quartier des Glacis de Belfort ​
Patrick Bouchain, architecte
Olivier Caro, spécialiste d’aménagement urbain

Cette troisième conférence est proposé par la Cité en partenariat avec le cinéma les Variétés.

On dit qu’il y eut autrefois des années « glorieuses » au nombre de trente : c’est alors que l’on construisit des habitats « On dit qu’il y eut autrefois des années « glorieuses » au nombre de trente : c’est alors que l’on construisit des habitats « sociaux », peu coûteux et locatifs, qui, vers la fin de cette période, parurent avoir été une erreur éphémère au regard du temps bâti. Des « réhabilitations » et « rénovations » de quartier furent alors envisagées, passant souvent par des destructions de bâtiments cependant que la ville et le territoire « numériques » faisaient apparaître un nouveau concept urbain, la « smart city » ou « ville intelligente ». Comment penser la possibilité d’habiter entre l’Agence nationale pour la rénovation urbaine et le storytelling des smart cities ? Une révolution urbaine fondée sur un territoire réflexif serait-elle une pure hérésie ?

La conférence sera suivie de la projection de I Wish i Knewhistoires de Shangai, un film de Jia Zhang Ke Selection officielle « un certain regard » Cannes 2010. Ce film est proposé par Image de Ville. Possibilité de se restaurer sur place entre la conférence et le film.

I Wish i Knew histoires de Shangai - 1h58
Shanghai, fascinante mégalopole portuaire, a connu d’immenses bouleversements depuis 1930 : révolutions politiques et culturelles, assassinats, flux de population. Dix-huit personnes se remémorent leurs vies dans cette cité en perpétuelle évolution, leurs expériences personnelles, comme dix-huit chapitres d’un roman. « Alors que j’étais assis face aux personnages de mon film et que je les entendais raconter si calmement un passé tellement effrayant, j’ai réalisé que ma caméra capturait ce “rêve de liberté” qui brillait encore dans le fond leurs yeux. Et cela m’a ému jusqu’aux larmes » Jia Zhang Ke