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La philosophie peut-elle encore se passer de la physique ?

Publié le 29 septembre 2017

Conférence de Philippe Dufourcq 
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Le 12 octobre 2017 à 14h | Amphi 2

Il y a 3000 ans en Grèce naquit la physique. Elle avait alors pour ambition de comprendre l’univers, tout l’univers, des astres célestes lointains aux phénomènes terrestres, en passant par l’homme. Cette ambition conféra à l’humanité un statut spécial. Par cette nouvelle conscience - étymologiquement cette science partagée, l’homme décida de transmettre à sa descendance un peu plus que la vie. Il transmit du savoir. Et cet amour du savoir prit le nom grec de « philosophie » (philein -aimer, sophia-savoir). En trente siècles, le savoir se transforma, se diversifia, au point que la physique n’en fut plus parfois qu’une infime branche.

Mais les choses changent.

Depuis un siècle, le développement de la philosophie tient pour beaucoup à celui des sciences, et plus particulièrement à celui de la physique des infinis. Les extraordinaires avancées de la mécanique quantique et de l'astrophysique permettent en effet aujourd’hui de revisiter totalement la place que tient l’humanité dans l’univers qui l’entoure. A notre échelle également, les théories de la complexité bousculent les notions d’ordre et de désordre, et remettent à plat nos organisations, qu’elles soient individuelles ou collectives. Comment construire dans ces conditions un nouveau système de savoirs qui soit susceptible de concilier toutes les pensées antérieures, de Pythagore à Nietzsche, et cette révolution scientifique ? Se repose alors la question fondamentale grecque de la quête des hommes, de celle de savoir ce qu’ils font dans cet univers qui les domine.

 

A propos de Philippe Dufourcq

Il est physicien, enseignant-chercheur à l’école Centrale de Marseille et Directeur des Programmes de Centrale Casablanca où il enseigne notamment la philosophie des sciences, la physique statistique, les systèmes dynamiques, la théorie de l’information et celle de la complexité. Auteur de nombreux articles scientifiques, il a également signé trois livres, « Tendre Lapin », un premier roman mathématique, « Le lien », un essai d’aphorismes portant sur la place de la science dans la philosophie contemporaine, et plus récemment « Reliances », une étude des interactions constructives dans les écosystèmes.

 

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