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Les associations de Centrale Marseille à l’épreuve du COVID

Publié le 25 septembre 2020

Le foisonnement de projets associatifs, fierté de Centrale Marseille, est le fruit de l’implication des élèves, mais également d’un patrimoine qui se transmet de promotion en promotion au travers d’événements, de quitus, de dialogue entre bureaux, dans la bienveillance et l’accompagnement des équipes administratives et de direction. Au sein de cet écosystème, l’épidémie a mis du désordre. C’est vrai. Les routines ont été bousculées, les problématiques de sécurité et de prévention ont été nombreuses, parfois impossibles à solutionner. Pourtant, la vie associative est bien là. Elle aussi a muté maintes fois, s’adaptant sans relâche à son nouveau contexte.

Transformer la période d’intégration en période d’accueil

Comment créer un esprit de communauté ? Comment organiser des événements et des activités festives sans pousser les murs ? Comment présenter un nouveau cadre de vie et les personnes qui le composent ? Le BDA, BDS, ISF, ICM, le BDEet tant d'autres, se sont posés de nombreuses questions au cours des six mois qui ont précédé la rentrée, revenant aux fondements mêmes de ce que veut dire « intégrer » Centrale Marseille. « C’était un intervalle tellement incertain. On pouvait imaginer, mais pas prévoir » se remémore l’équipe organisatrice.


 

Favoriser l’encapacitation et l’intelligence collective

Au fur et à mesure de l’évolution de la situation sanitaire, les associations se sont ajustées de manière itérative, reprenant leur copie, jusqu’à ce que le projet soit définitivement trop éloigné du scénario d’origine. « En sollicitant l’avis des promos et en mettant en place des processus contributifs et des enquêtes, nous avons pris conscience de ce point de rupture. On ne va pas se mentir : ça a été très difficile lorsqu’on a décidé d’annuler le WEI ».

BDE


 

Plan B, système D, quand chaque instant est instable

C’est en se recentrant sur l’essentiel, les 1A, l’accueil et les valeurs d’entraide que les élèves sont parvenus à se ressouder autour d’une seconde proposition, complètement différente : un jeu de piste géant dans Marseille et un Paintball. « On ne voulait pas d’une fête-punition, d’hyper surveillance et sans piste de danse. On a donc repensé des formats d’activités en extérieur qui respectent la distanciation sociale ». Comme dirait Philippe Pollet-Villard, « dans un voyage ce n’est pas la destination qui compte, mais le chemin parcouru, et les détours surtout ».Techniquement, Discord s’est énormément développé au sein des associations, Zoom aussi, pour garder le lien avec les personnes identifiées cas contact ou les élèves internationaux. « La Covid nous fait tout voir en double ».

Faire groupe, un impératif

Au lieu de défaire les relations, la crise a considérablement augmenté les rapports humains : entre les personnels, la direction et les associations étudiantes, entre les BDE des différentes écoles Centrale, entre les promotions, entre les membres. Ces temps de dialogues et de réunions informelles ont permis aux associations de confronter leurs regards avec d’autres points de vue et d’apprendre comment ça se passait chez les voisins. « Avec le Groupe des Écoles Centrale nous avons pu partager nos inquiétudes et notre isolement. Depuis mars on était à l’aveugle, et c’était parfois dur de rester motivés pour une promo qu’on ne connaissait pas encore. Quand on a accueilli les 1A, évidemment on a compris pourquoi on avait fait tout ça. » Pour garder leur équipe soudée autour d’un projet commun, les élèves se parlent beaucoup et organisent des jeux en ligne. « Chez KSI on se retrouvait en visio pour des sessions sport deux fois par semaine ».


 

La continuité de la vie associative à Centrale Marseille

Enthousiastes, dynamiques et résilients, capables de décisions et de revirements, les futurs centraliens de Marseille ont eu le courage d’annuler lorsque cela était nécessaire. Ils ont su repenser tous leurs événements de A à Z en tenant compte des mesures de sécurité en vigueur. Alors oui pour reprendre leurs mots « on arrive à tenir la vie associative ». Cette année, les prévisions étaient maussades quant à la mobilisation des « bébés » (c’est comme ça que sont appelés les 1A jusqu’à ce qu’ils occupent leurs fonctions). Pourtant elle a bien eu lieu. Certaines associations ont même capté plus de nouveaux qu’auparavant. C’est le cas par exemple du Petit Centralien ou de KSI. Chez Echanges Phocéens, association qui propose des séances hebdomadaires d’ouverture culturelle, le recrutement est un moment décisif de l’association car il en faut du monde pour encadrer chaque année 300 jeunes des quartiers défavorisés de Marseille. Malgré leurs inquiétudes, le recrutement des bébés est en bonne voie.

Avec beaucoup d’abnégation, le BDE conclut « nous on est une année de transition ce qui est important c’est que les années d’après n’en pâtissent pas ».

Merci pour votre engagement. L’aventure est ce moment à venir.