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[#8mars] Quatre questions à... Marie Vanbremeersch, diplômée de Centrale Marseille (2017), cofondatrice de la coopérative elabore

Publié le 08 mars 2022

Centrale Marseille participe à la Journée internationale des droits des femmes. Toute cette semaine, nous vous présentons quatre personnalités qui font la richesse de Centrale Marseille, une école à impact, inclusive et qui agit pour l’égalité.

Nous profitons de cette journée pour saluer et exprimer notre infinie reconnaissance envers toutes les femmes, et leurs soutiens, qui ont fait avancer et continuent de faire progresser l’égalité et la paix.

Toutes et tous ensemble, nous avons un monde à transformer. 

👋 Pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?

Depuis la fin de mes études et après une « claque » environnementale qui a commencé avec une démarche Zero Waste, je me consacre à l’éducation aux enjeux environnementaux, notamment liés au climat. Dans cet objectif, j’utilise des outils de sensibilisation qui ont fait leurs preuves pédagogiquement : la Fresque du Climat, la Fresque Océane, la Fresque du Numérique et la Fresque de la Biodiversité. Je fais d’ailleurs partie des personnes qui coorganisent la Rentrée Climat à Centrale Marseille depuis 2019. 

En 2020, j’ai cocréé une société coopérative à Marseille, avec des ami·e·s aussi engagé·e·s que moi sur ces sujets. J’utilise ainsi ces outils de sensibilisation et d’éducation dans le cadre professionnel au sein d’entreprises, de collectivités et, parfois, d’établissements scolaires ou d’enseignement supérieur. 

Par ailleurs, je me suis formée à la méthodologie du Bilan Carbone et au référentiel Ocean Approved de la Fondation de la Mer pour accompagner les entreprises dans leurs démarches de transformation. J’interviens aussi dans des conférences.

Outre mes missions professionnelles, j’ai un fort engagement bénévole. En tant que référente locale de La Fresque du Climat, j’organise, avec les autres animateurs et animatrices, des ateliers et formations grand public environ une fois par mois, à Marseille. Nous présentons les autres outils cités plus tôt lors de stands, festivals, salons ou encore pour la Fête de la science, par exemple.


 

🌄 Quelle réflexion vous inspire le thème retenu cette année pour la journée du 8 mars : « l’égalité aujourd’hui pour un avenir durable » ?

En tant qu’écoféministe, je suis persuadée que de nombreux maux de nos sociétés sont dues au même système de domination, qui prend parfois le nom de capitalisme ou de patriarcat.

Je suis sûre que les luttes pour l’égalité entre les femmes et les hommes et les luttes pour préserver le vivant et les conditions de vie sur la planète convergent. C’est aussi ce que j’essaye de transmettre. 

Nous savons que les femmes sont plus vulnérables aux effets du changement climatique. Elles ont un rôle majeur à jouer dans les actions d’adaptation et d’atténuation de ces effets. Pour préserver les conditions du vivant sur Terre, nous avons vraiment tout à gagner à « empouvoirer » [traduction littérale de l’anglais empower, NDLR] les personnes qui s’identifient en tant que femmes. 

Je reste très vigilante à l’égard des « solutions » proposées pour répondre aux problèmes environnementaux qui pourraient affecter les femmes de façon négative. En atelier, la question de la surpopulation est souvent posée.

Typiquement, cette problématique pourrait être traitée d’une façon catastrophique pour les femmes. Il faut donc prendre en compte les aspects humains ET environnementaux lorsque l’on cherche des pistes d’actions.

💪 Quel est votre modèle féminin ?

Je n’ai pas de modèle féminin unique. Toutes les femmes (et les hommes !) qui s’engagent pour préserver les conditions de vie sur la planète et pour une société plus juste et plus solidaire m’inspirent.

Ces personnes se mobilisent et le manifestent parfois dans la rue. Elles agissent aussi dans leur entreprise, leurs instances de gouvernance ou dans leur foyer.

L’important est d’agir là où nous le pouvons et selon nos moyens.

🌍 Si vous disposiez de pouvoirs sur la marche du monde, quelle serait votre première mesure en matière d’égalité des genres ?

Cette question est très compliquée. L’éducation des femmes dès leur plus jeune âge me semble essentielle, bien sûr, tout comme les actions pour permettre leur autonomisation et leur émancipation.

Il est aussi primordial d’éduquer les garçons aux questions d’égalité et, de façon générale, il est urgent de développer une éducation non genrée.

 Pour approfondir le sujet, quelques liens proposés par Marie (grand merci à elle) :