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L'école

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Les étudiants de Centrale Marseille deviennent tuteurs pour soutenir “L’École à la maison”

Published on 05 May 2020

Centrale Marseille contribue à affronter les effets de l’épidémie de Covid-19. Parmi les nombreuses initiatives solidaires prises par la communauté Centralienne, celle d’Echanges Phocéens, accompagnée par l’équipe du Labo sociétal, fait preuve d’une implication exceptionnelle en faveur de l’égalité des chances. La vie associative n’est pas morte... et même enfermé il est possible de questionner notre monde, son équilibre et d’intervenir.

L’école à distance ne fait pas que révéler les inégalités sociales

Le dispositif « L’école à la maison », permet d’assurer une forme de continuité pédagogique ; seulement dans le confinement des logements, des collégiens et des lycéens sont à la peine pour suivre le programme scolaire. Les facteurs peuvent être multiples : environnement bruyant, absence d’outils numériques adaptés (ordinateur, connexion internet), manque de soutien familial, soit parce que les parents n’ont pas le niveau scolaire, soit parce qu’ils sont mobilisés professionnellement. Une chose est sûre, en l’absence d’établissement physique, les inégalités sociales se creusent. Face à ce constat, l’association étudiante Echanges Phocéens décide d’agir.

Echanges Phocéens, à pied d’œuvre pour enrayer le décrochage scolaire

« L’égalité des chances et l’équité éducative sont au cœur de notre ADN. Nous sommes chaque année 100 étudiants à proposer du tutorat, à savoir des séances d’ouverture culturelle auprès de 300 jeunes Marseillais issus des territoires de l’éducation prioritaire ou en situation de handicap. Nous les suivons de la quatrième à la terminale sur un total de 15 000 heures. » expliquent Salomé et Pauline, respectivement Directrice Générale et Présidente d’Echanges Phocéens. A l’origine, et cela remonte à 2004, l’association de Centrale Marseille cherche à élargir l’horizon de jeunes socialement défavorisés à travers des séances de tutorat hebdomadaire et d’activités variées : voyages, stages thématiques, sorties culturelles.

Avec la crise sanitaire, en accord avec l’équipe du Labo sociétal, le bureau décide de concentrer ses efforts sur le développement d’actions de soutien scolaire. « Notre objectif principal, c’est de les aider à passer en étude supérieur. Avec le Covid, nos contacts dans les établissements nous expliquent que 30 à 50% de leurs classes réussit à suivre les cours en ligne. En plus de cela, les Terminales sont souvent sollicités pour aider leurs cadets avec leurs devoirs. Par ailleurs, l’annonce du contrôle continu a démotivé tout ceux qui avaient moins de 8 de moyenne car ils savent déjà qu’ils n’auront pas leur Brevet ou leur Bac. On essaie de combattre cette morosité et de sortir de l’eau ceux qui ont encore l'enjeu des rattrapages ».


Sur le terrain : des écrans

De la même manière que les enseignants, les futurs centraliens découvrent les complexités de la transmission par visio-conférences en termes de concentration et de fluidité d’échanges. Ils décident rapidement de mettre en place du soutien individuel hebdomadaire, plutôt que collectif, et ouvrent cette action aux anciens membres. « La demande est forte côté élèves, aujourd’hui nous avons une soixantaine de tutorés pour un peu plus d’une quarantaine de tuteurs. Les diplômés ont répondu massivement à notre appel. Pour certains cela coïncidait avec une période de chômage partiel. Je pense qu’aujourd’hui nous avons 2/3 d’anciens tuteurs sur le terrain » détaille Salomé.

Esprit d’innovation et sens des responsabilités

Echanges Phocéens en plus de l’aide pédagogique cherche aussi (et c’est capital) à garder le contact humain avec ces jeunes. La période est anxiogène, les sources d’inquiétudes sont nombreuses vis-à-vis du Bac, de la continuité des cours, de l’avenir. Il est d’autant plus important de continuer à les accompagner dans leur processus d’orientation et de développer leur esprit critique face aux vagues de désinformation. Nous avons plus que jamais besoin de ces temps de dialogue commun.

Merci à toutes et tous pour votre engagement !