Centrale Marseille fait partie du groupe des Grandes Ecoles
Il faut savoir que la France dispose d’un système d’enseignement supérieur double, pratiquement sans égal ailleurs : le secteur universitaire, quantitativement le plus important, et celui des Grandes Écoles dans lequel il faut compter les classes préparatoires aux Grandes Ecoles (CPGE).
Cet état de fait qui peut surprendre, notamment à l’étranger, a de multiples origines, historiques, politiques, économiques et sociales.
Le terme "Grande Ecole", consacré par l’habitude, s’applique aux nombreux établissements d’enseignement supérieur de statuts variés qui forment :
- soit des ingénieurs diplômés (reconnu par la Commission des Titres d’Ingénieurs, créée en 1934)
- soit des gestionnaires de haut niveau (écoles de management, de commerce et d’administration des entreprises, délivrant un diplôme reconnu par l’État)
- soit également des diplômés de diverses natures (par exemple Écoles Normales Supérieures, École Nationale d’Administration, École Nationale de la Statistique et de l’Administration Économique, Écoles Nationales Vétérinaires, etc.).
Ayant chacune une très large autonomie et un projet pédagogique propre, les Grandes Ecoles témoignent, au-delà de la diversité de leurs programmes, d’une réelle unité de conception d’un même système de formation. Cette convergence, évidente en termes de mission vis-à-vis de la collectivité, de références pédagogiques et même culturelles, se traduit par un certain nombre de caractéristiques communes :
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des établissements généralement de petite taille: une école représente généralement l’équivalent d’un département d’université étrangère, de type anglo-saxon par exemple. Les promotions dépassent rarement 300 élèves et seules quelques grosses écoles de plus de 1000 élèves ou certains complexes peu nombreux (Instituts Nationaux Polytechniques par exemple) atteignent la taille d’une université.
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une très forte sélection à l’entrée (Bac+2) rendant les Grandes Ecoles très compétitives.
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une formation longue (5 à 6 ans après le bac) plutôt polyvalente et généraliste (sauf pour les Écoles dites de spécialisation).
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une variété et une mobilité suffisantes des personnels enseignants : à côté de corps permanents d’enseignants, des professeurs associés et des intervenants extérieurs issus de l’entreprise constituent un apport indispensable.
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une coopération très étroite et librement négociée avec les milieux économiques, publics et privés, pour la formation, la recherche, l’innovation et la valorisation et le transfert des savoirs.
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une ouverture à l’international se traduisant par la mise en place de véritables réseaux intra-européens et mondiaux, permettant les échanges d’étudiants et de professeurs, ainsi que le recrutement direct d’élèves étrangers.